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Assemblée générale 2016

ag 2016

Entretien avec Antoine De Riccardis, président du C.G.O.S

« Adapter le C.G.O.S aux changements de la société »

Comme chaque année, les administrateurs du C.G.O.S se sont réunis pour la traditionnelle assemblée générale. Elle s’est tenue le 16 juin à La Rochelle, au forum des Pertuis, dans le port de plaisance des Minimes. L’occasion pour Antoine De Riccardis, son président, de dresser un bilan de l’année 2015, et de nous parler des perspectives d’évolution du C.G.O.S pour les années à venir.

Pourquoi avoir choisi La Rochelle cette année ?

Tout simplement parce que, tous les trois ans, l’organisation de notre assemblée générale est confiée à l’une de nos 16 délégations régionales. Il y a trois ans, nous étions à Aix-en-Provence. Cette année, c’est au tour de La Rochelle et, dans trois ans, ce sera très probablement à Nancy !

Quel bilan tirez-vous de l’année 2015 ?

C’est une année positive. Nous pouvons nous féliciter de la hausse de 2,85 % du montant des prestations versées par rapport à 2014, alors même que les contributions des établissements adhérents ont augmenté seulement de 1,3 % ! 

Pour parvenir à ce résultat, il nous a été nécessaire de baisser notre trésorerie. En 2015, nous avons concentré nos efforts sur les prestations Études-éducation-formation, essentielles à nos yeux. 96,1 millions d’euros ont ainsi été versés à plus de 473 500 enfants d’agents, scolarisés du cycle primaire aux études supérieures. La prestation Maladie arrive, quant à elle, en seconde position, avec 85,8 millions d’euros, compensant les pertes de salaires de près de 57 000 agents. 

Fidèles à notre démarche sociale, nous avons par ailleurs consacré un quart du budget au secteur des vacances et des loisirs. Ainsi, 32,4 millions d’euros ont-ils été dédiés aux offres Escale Vacances, destinées à plus de 368 000 vacanciers, agents en activité ou à la retraite et leur famille, mais aussi 21,8 millions d’euros aux prestations Vacances (133 500 agents concernés) et 12,5 millions d’euros au titre de l’épargne Chèques-vacances. 

Côté loisirs, nous avons constaté un fort engouement des agents pour le sport et la culture : ils ont été 21 % de plus qu’en 2014 à bénéficier de Coupons Sport, et 10 % de plus à commander des Chèques culture®. Sur le plan des prestations régionales, c’est sans surprise la prestation Garde d’enfants qui arrive en tête, enregistrant une hausse de 10 % pour atteindre 13 millions d’euros. Le soutien aux familles figure en effet toujours dans nos priorités. 

Nous gérons d’ailleurs les CESU pour le compte du ministère des Affaires sociales et de la Santé, dont 40 % ont été utilisés pour la garde des enfants. Mais les aides régionales concernent essentiellement les aides et secours remboursables ou non remboursables – par exemple dans le cas des inondations qui ont touché certaines régions. Elles représentent près de 27 millions d’euros.

Quels sont les chantiers pour les années à venir ?

Nous allons poursuivre nos objectifs inscrits dans le cadre du plan 2016-2020. Premièrement, nous allons nous efforcer de stabiliser nos réserves de trésorerie, en établissant une programmation budgétaire à l’horizon de 3 à 5 ans pour faire face à la très faible augmentation des contributions, conséquence du blocage du point d’indice de la fonction publique hospitalière. Nous pensons également mettre en place des budgets fermés pour certaines prestations afin de mieux maîtriser les dépenses. Enfin, il nous faut nous adapter aux changements de la société, et aux aspirations des jeunes salariés, qui ne sont absolument pas les mêmes qu’il y a 20 ou 30 ans. Ces derniers sont très demandeurs d’aides pour améliorer leur quotidien (achat de voitures, chèques transports…) plutôt que d’offres concernant les vacances, désormais plus accessibles avec, par exemple, le développement des compagnies aériennes à bas prix. En ce qui concerne les prestations Études-éducation- formation, les sommes versées pour le primaire pourraient également être réorientées vers le supérieur car 95 % des frais du primaire sont couverts par l’État et les collectivités locales. Toutes ces pistes d’évolutions seront discutées au cas par cas, en étroite association avec les organisations syndicales.

Quels sont les autres enjeux pour demain ?

L’ouverture du C.G.O.S aux médecins est toujours dans les cartons. Elle fait l’unanimité, mais il reste à préciser les conditions, les prestations concernées, ainsi que la question de la contribution des établissements. Nous attendons pour nous y atteler que le ministère nous y autorise en changeant la loi 86-33 du 9 janvier 1986, qui stipule que l’action sociale est réservée au personnel non médical. Enfin, notre dernier chantier concerne l’adaptation de l’organisation du C.G.O.S à la réforme territoriale. Nous travaillons actuellement pour aboutir à une proposition de nouvelle répartition territoriale basée sur 12 régions métropolitaines. Elle sera présentée lors de l’assemblée générale 2017 pour une mise en place effective en 2019. Cette nouvelle organisation nous permettra notamment de réduire nos frais de gestion.